dimanche 20 septembre 2026 Fizi 15:59


Jean-Jacques Elakano accusé d’avoir ordonné des arrestations illégales des leaders civils à Baraka



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dimanche 16 août 2026  

Par Joseph Apolo

La société civile du Sud-Kivu dénonce avec vigueur l’arrestation brutale de six animateurs du noyau urbain de Baraka, intervenue le 14 août dernier à Katanga. Ces leaders citoyens, parmi lesquels Albert Etunda Maisha (président de la société civile de Baraka) et Ali Mukindula Lebon (vice-président de la FEC Baraka), ont été transférés nuitamment à Uvira et placés au cachot de la Police Nationale Congolaise.

Selon le bureau de coordination provinciale, aucune des personnes arrêtées n’a été auditionnée sur procès-verbal et les agents de sécurité n’étaient porteurs d’aucun acte légal.

« Les personnes arrêtées ont été transférées sous menottes dans la ville d’Uvira où elles ont été acheminées dans un cachot de la police sans moindre audition jusque dans la soirée du 15 août 2026 », souligne le communiqué officiel.

Cette absence de mandat d’arrêt ou de billet d’écrou du Parquet près le Tribunal de Grande Instance d’Uvira met en lumière une violation flagrante de la procédure judiciaire. Pour la société civile locale de Baraka contactée et de certaines indiscrétions au sein des services judiciaires et de sécurité, il ne fait aucun doute que le Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire du Sud-Kivu au moment des opérations contestées de bouclage, Jean-Jacques Elakano Mye’wa, est le véritable commanditaire de ces arrestations arbitraires, menées effectivement dans le cadre dudit bouclage forcé imposé à Baraka.

En démocratie, exiger la redevabilité n’est pas un crime mais un principe de bonne gouvernance. Les animateurs de la société civile n’ont fait que dénoncer les barrières illégales érigées par certains éléments FARDC et Wazalendo, ainsi que le recouvrement forcé des taxes auprès des opérateurs économiques. Leur arrestation, sans base légale, constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux et à l’État de droit.

La société civile du Sud-Kivu exige la libération immédiate et sans condition des six personnes arrêtées et appelle les autorités provinciales à organiser une tribune de redevabilité en ville de Baraka. Elle rappelle que les institutions doivent considérer la société civile et la FEC comme des partenaires au développement, et non comme des ennemis à réduire au silence.


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