Baraka : la société civile dénonce le bouclage meurtrier et exige justice
vendredi 31 juillet 2026
Par Joseph Apolo
La société civile et les forces vives de la ville de Baraka et du territoire de Fizi ont adressé une correspondance officielle au Gouverneur du Sud-Kivu pour dénoncer les violences survenues lors du bouclage imposé le vendredi 30 juillet 2026. Selon cette lettre, les forces de l'ordre et de sécurité ont fait usage d’armes à feu pour disperser les manifestants du secteur de transport qui contestaient le paiement des taxes leur imposées par la Direction Provinciale de Mobilisation et d'Encadrement des Recettes (DPMER), causant la mort de deux citoyens et blessant grièvement une autre personne.
Dans leur document, les signataires rappellent qu’une précédente lettre de protestation avait déjà été envoyée aux autorités provinciales, sans réponse satisfaisante. Ils estiment que leurs revendications n’ont pas été entendues et dénoncent « l’imposition du bouclage par les armes ».
La société civile exige :
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Une enquête impartiale de la justice militaire afin que les auteurs, commanditaires et complices soient identifiés et jugés.
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La prise en charge par le gouvernement provincial des frais liés aux obsèques des victimes et aux soins du blessé.
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La suspension du paiement des taxes provinciales pour l’année 2026, jusqu’à la réalisation des engagements pris par les autorités provinciales.
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Le départ immédiat du Chef du Centre de la DPMER Fizi-Baraka, Monsieur Misanga Kanefu Benjamin.
La lettre, conjointement signée par Etunda Maisha Albert, président du bureau de coordination de la société civile de la ville de Baraka et les autres forces vives, a été transmise pour information à plusieurs hautes autorités nationales et provinciales, ainsi qu’aux médias. Les forces vives appellent l’ensemble des destinataires à « s’impliquer activement afin que justice soit rendue et que de tels drames ne se reproduisent plus ».
Cet appel intervient dans un contexte de tensions récurrentes entre la population et les autorités autour des mesures de sécurité dans la région de Fizi-Baraka.
D'autres sources indiquent que le Bureau du Centre synthétique de la DPMER/Baraka-Fizi a été complètement saccagé par les manifestants en colère.
