Néhémie Mwilanya pointe la pauvreté et la dégradation sécuritaire sur le Bilan de Félix Tshisekedi en RDC
mercredi 22 juillet 2026
Par Byobe Malenga
Au-delà des performances sportives de l'équipe nationale, l'ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila dresse un réquisitoire sévère contre la gestion du pouvoir actuel, évoquant un recul critique sur les plans économique et sécuritaire.
Prenant la parole sur la situation politique et sociale de la République démocratique du Congo, Néhémie Mwilanya, haut cadre du Front Commun pour le Congo (FCC), s'est exprimé sur le bilan du président Félix Tshisekedi. S'il a débuté son intervention par un coup de chapeau au parcours de la sélection nationale de football, l'ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila a rapidement opéré une distinction entre succès sportifs et gestion étatique.
« Je voudrais d'abord transmettre toutes mes félicitations. Le président Kabila, l'ensemble de notre famille politique et tous les Congolais étions derrière notre équipe nationale, et nous saluons le niveau qu'ils ont atteint. C'est un fait », a-t-il déclaré.
Toutefois, il n'a pas manqué de marquer la différence avec la gouvernance précédente :
« Mais en même temps, le seul regret et ce qui fait la différence avec le régime de Kabila, c'est que Joseph Kabila a ramené des trophées au pays, qu'il s'agisse des CHAN ou des compétitions continentales, tant au niveau de l'équipe nationale qu'au niveau des clubs, notamment avec le TP Mazembe. »
Deux constats majeurs sur l'état de la nation
Abordant le cœur de la gouvernance sous l'administration Tshisekedi, Néhémie Mwilanya estime que l'action du chef de l'État se résume à deux constats alarmants.
1. La précarité socio-économique
Soulignant les indicateurs de développement, le cadre de l'opposition s'appuie sur les données des instances internationales pour critiquer la détérioration des conditions de vie :
« Le rapport du PNUD indique que le Congo figure parmi les pays les plus pauvres du monde. »
2. Le recul sécuritaire et l'instabilité politique
Évoquant l'héritage politique légué lors de la transition de 2019, Mwilanya affirme que la RDC a perdu les acquis d'unité et de stabilité accumulés sous l'ère Kabila, notamment la dynamique économique promise par le Code minier révisé.
« Le retour du pays à la situation d'avant 2001. On lui avait remis un pays uni, stable et en ordre de marche, bénéficiant notamment du Code minier qui offrait le potentiel d'augmenter le budget de l'État pour accélérer la reconstruction. Aujourd'hui, tout cela appartient au passé : le pays est de nouveau divisé et plongé dans une insécurité totale, qui ne se limite plus seulement à l'Est », a-t-il conclu.
Cette prise de position vient raviver le débat autour de la trajectoire socio-économique et sécuritaire du pays, alors que le pouvoir en place continue d'imputer la persistance des crises aux défis structurels hérités des gestions passées.
