Un homme en tenue militaire tué après une tentative présumée de vol à Baraka
mardi 2 juin 2026
Par Hussein Jafari Fils
Un homme vêtu d’une tenue de type militaire a perdu la vie lundi soir dans le quartier Kalinga-Nord, à Baraka, après avoir été violemment pris à partie par un groupe d’individus. Les faits se sont produits aux environs de 19h00, selon plusieurs témoins sur place.
D’après le récit d’un habitant présent lors de l’incident, la victime aurait tenté de dérober le téléphone portable d’un civil dans une rue passante du quartier. Interpellé en flagrant délit, l’homme aurait été rattrapé par d’autres personnes intervenues pour secourir la victime présumée du vol. La situation aurait rapidement dégénéré.
'La foule s’est mise à le frapper. Il portait une tenue militaire, mais personne ne savait s’il était réellement en service. Il a été frappé à coups de bâton et de pierre avant de s’écrouler', raconte le témoin.
Les assaillants ont pris la fuite peu après. Aucune arrestation n’avait été signalée dans les heures suivant l’incident.
La mort de cet homme relance la question de la justice populaire à Baraka. Kalinga-Nord, comme d’autres quartiers périphériques, connaît depuis plusieurs mois des cas de vols et d’agressions en fin de journée. Face à la lenteur perçue des interventions policières, certains habitants disent recourir à des représailles immédiates.
'Les voleurs reviennent toujours. Quand on attrape quelqu’un, on n’attend plus la police', explique un autre riverain sous couvert d’anonymat.
Aucune communication officielle n’avait été publiée lundi soir par les autorités locales ou les forces de sécurité pour confirmer l’identité de la victime, son appartenance à un corps militaire, ni les circonstances exactes de son décès.
Plusieurs habitants contactés appellent néanmoins à la retenue. 'Tuer quelqu’un, même un voleur, ça ne règle rien. Demain ce sera quelqu’un d’autre. Il faut que l’État sécurise le quartier', déplore un notable de Kalinga Nord.
Le corps de la victime a été enlevé par des inconnus peu après l’attaque. La morgue de l’hôpital général de Baraka n’avait pas enregistré d’admission correspondant aux faits au moment de nos vérifications.
