vendredi 29 mai 2026 Fizi 19:34


La société civile forces vives tire la sonnette d’alarme sur la pénurie d’eau à Kafulo



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dimanche 17 mai 2026  

Par Hussein Jafari Fils 

Depuis plus de quatre mois, le village de Kafulo, dans le groupement de Basimukindje, secteur de Mutambala en territoire de Fizi, fait face à une pénurie d’eau quasi totale. Les bornes fontaines installées par l’ONG NCA sont à l’arrêt et les ruisseaux se sont asséchés à cause de la sécheresse.

La société civile locale tire la sonnette d’alarme et demande une intervention urgente du gouvernement de la RDC et des acteurs humanitaires opérant au Sud-Kivu, notamment NCA, ASUREP, Oxfam et Tearfund.

Sur le terrain, la situation est critique pour les ménages. Les femmes, chargées de l’approvisionnement en eau, sont les plus affectées. Elles parcourent des kilomètres pour une goutte d’eau.

'Nous nous levons à 4h du matin pour aller chercher l’eau dans des vallées à plus de 5 km. Parfois on revient les bidons à moitié pleins et l’eau est sale. Nos enfants tombent malades ', témoigne une habitante de Kafulo, mère de cinq enfants.

Le chef du village confirme l’ampleur de la crise. Depuis que les bornes fontaines ne fonctionnent plus, toute la population dépend des petites sources naturelles qui tarissent. Si rien n’est fait, nous craignons une épidémie de maladies d’origine hydrique , alerte-t-il.

Pour Destin Senga, président de la société civile de Kafulo, l’urgence est de réparer les infrastructures existantes. Toutes les bornes fontaines installées par NCA sont en panne depuis plus de quatre mois.

'Nous demandons aux services concernés et aux partenaires humanitaires de venir en aide à la population de Kafulo avant que la situation ne dégénère', déclare-t-il.

Face à l’ampleur de la crise, la société civile formule des attentes claires auprès des partenaires.

'Ce que nous demandons d’abord, c’est la réhabilitation immédiate des bornes fontaines installées par NCA. Sans eau, la vie s’arrête ici ' , insiste Destin Senga.

Il a par ailleurs ajouté qu'Il faut aussi organiser un approvisionnement d’urgence par camion-citerne pour les familles les plus vulnérables, et mener une évaluation technique avec ASUREP, Oxfam et Tearfund pour trouver des solutions durables face à cette sécheresse qui revient chaque année.

Sans intervention, la société civile craint une aggravation de la vulnérabilité alimentaire et sanitaire dans ce village déjà fragilisé par des années d’instabilité.

La population de Kafulo attend désormais une réponse concrète des autorités et des partenaires humanitaires. En attendant, la marche quotidienne à la recherche d’eau continue de rythmer la vie du village.


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