mardi 12 mai 2026 Fizi 17:08


Le ministère de la Justice ordonne des poursuites pour offenses envers le Chef de l’État sur internet



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lundi 11 mai 2026  

Par Byobe Malenga 

Dans un communiqué officiel daté du 11 mai 2026, le ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé le lancement de poursuites judiciaires systématiques contre les auteurs de propos jugés outrageants, diffamatoires et menaçants envers le chef de l’État dans l'espace numérique. Cette décision fait suite à une recrudescence de messages hostiles observée après la conférence de presse présidentielle du 6 mai dernier, le ministère précisant que de tels agissements ne relèvent pas de la liberté d'expression, mais constituent des infractions pénales portant atteinte à l'autorité de l'État et à la cohésion nationale. 

En conséquence, les autorités judiciaires ont reçu l'instruction de procéder à l'identification technique et à l'interpellation des responsables de ces publications, qu'ils opèrent depuis le territoire national ou de l'étranger, tout en mettant en garde contre toute instrumentalisation de figures publiques à des fins d'incitation à la haine ou à la violence.

?Cependant, cette mesure suscite de vives critiques de la part d'activistes des droits humains et d'une partie de la population, qui y voient une menace directe contre la liberté d'expression. 

« Aucun changement. Le Palais de justice est devenu une machine à pondre des menaces via des communiqués. Et dire que cela vient d’un ancien fonctionnaire des Nations Unies, défenseur des droits de l’homme et cofondateur de l’ASADHO... c'est le désespoir », a déclaré sous couvert d'anonymat un habitant de Kinshasa. 

Un autre citoyen a renchéri avec amertume : « C'est du Mutamba tout craché ! Constant Mutamba doit se rappeler qu'il a fondé l'ASADHO ».


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