mardi 12 mai 2026 Fizi 17:12


Shenila Mwanza et Me Asaph Lukangyela visés par la NSCC sur l'exploitation minière à Mwenga.



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jeudi 7 mai 2026  

Par Byobe Malenga 

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du Sud-Kivu a publié, ce mercredi 6 mai 2026, un communiqué exprimant de vives inquiétudes quant à l’installation imminente de la société SMX SARL dans le territoire de Mwenga. L’organisation appelle les autorités à suspendre le déploiement de cette entreprise pour des raisons de sécurité nationale.

L’alerte concerne l’arrivée prévue, ce vendredi 8 mai, d’un convoi d’expatriés, incluant des ressortissants colombiens et chinois, dans la localité de Lugushwa. Selon le coordonnateur provincial de la NSCC, Martin Mafikiri Mashimango, le caractère jugé « suspect » de cette entreprise soulève des interrogations majeures sur ses objectifs réels dans une région déjà marquée par des sensibilités sécuritaires.

Le communiqué pointe du doigt un certain Monsieur Asaph Lukangyela opérant dans l'assistanat de shenilla Mwanza et représentant de l’entreprise, qui travaillerait en concertation avec des autorités locales pour faciliter cette implantation.

La NSCC exhorte le gouvernement à faire respecter la circulaire provinciale du 4 mai 2026. Ce texte interdit formellement l’atterrissage d’étrangers à l’aérodrome de Nyamibungu ainsi que les séjours sans visa de travail valide.

L'organisation citoyenne formule quatre demandes principales aux autorités nationales et provinciales :

1. La suspension temporaire de l'installation de SMX SARL.

2. Le contrôle strict des documents d'immigration et des autorisations de travail des agents concernés.

3. La tenue d'un Conseil provincial de sécurité élargi aux communautés locales.

4. L'ouverture d'une enquête transparente sur les activités de cette société.

5. Vigilance accrue dans le secteur minier.

Cette sortie médiatique s'inscrit dans un contexte de surveillance accrue des mouvements des entreprises minières dans le territoire de Mwenga. La NSCC réaffirme sa volonté de jouer un rôle de sentinelle pour garantir l'intégrité territoriale et la sécurité publique.

À ce stade, les autorités provinciales ne se sont pas encore officiellement prononcées sur les allégations de la société civile ni sur le statut juridique de l'entreprise SMX SARL.

Droit de réponse et démenti de Me Asaph Lukangyela

Contacté par le journaliste Byobe Malenga, Me Asaph Lukangyela a tenu à apporter un démenti formel aux allégations circulant récemment sur les activités minières dans la province. 

Il précise d'emblée que la société Banro a cédé, dès 2021, l'intégralité de ses filiales Lugushwa Mining, Kamituga Mining, Namoya Mining et Banro Congo à l'investisseur Luc Gérard. Dans un souci d'optimisation et de cohérence administrative, ce dernier a placé ces quatre entités sous la gestion opérationnelle de sa société dénommée Strategos Mining & Exploration Congo (SMX)

Contrairement aux rumeurs évoquant une installation « imminente », Me Asaph souligne que SMX est opérationnelle sur le terrain depuis 2021 et dispose déjà de bases logistiques établies à Lugushwa, Namoya ainsi qu'à Kamituga. Pour lui, la présence de STRATEGOS dans ces zones est une réalité de longue date, et les discours contraires ne sont que le reflet d'une méconnaissance flagrante des faits ou le résultat de manœuvres de manipulation délibérées.

?Dans cette même optique, il juge paradoxal d'observer des revendications portées par des acteurs basés à Uvira concernant des intérêts spécifiques au territoire de Mwenga, dont ils ne maîtrisent manifestement pas les enjeux socio-économiques locaux. Me Asaph réaffirme que l'objectif actuel demeure la relance de la phase d'exploitation, tout en insistant sur le fait que ce processus sera impérativement précédé par la signature des cahiers des charges avec les populations locales, conformément aux exigences légales du Code minier.

Concernant l'implication présumée de l'honorable Shenila Mwanza, il apporte une mise au point catégorique : s'il confirme avoir été son assistant parlementaire pendant huit ans et entretenir avec elle des liens familiaux étroits, il martèle que cette proximité ne signifie en aucun cas qu'elle soit associée à ses activités professionnelles actuelles ou aux actes qu'il pose à titre personnel entant qu’avocat .


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