mardi 12 mai 2026 Fizi 17:09


Le MCMR exige une enquête après l'attaque armée qui a fait deux morts à Nyange



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jeudi 7 mai 2026  

Par Hussein Jafari Fils

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées mardi soir lors d’une attaque ciblée contre un commandant de la CNPSC à Nyange, territoire de Fizi. La société civile dénonce l’insécurité grandissante.

Le village de Nyange, situé dans le groupement des Babungwe-Sud, secteur de Ngandja, a été la cible d’une attaque armée mardi 6 mai 2026 vers 19h, faisant deux morts et deux blessés.

Selon plusieurs sources locales, l’embuscade s’est produite au parking de Nyange. Elle visait une moto à bord de laquelle se trouvait Monsieur Euphrem, présenté comme commandant ville au sein de la Coalition Nationale du Peuple pour la Souveraineté du Congo, CNPSC.

Le bilan provisoire fait état de deux personnes tuées : un civil et un élément du groupe d’autodéfense Wazalendo dont l’unité exacte reste à confirmer. Deux blessés ont également été enregistrés, dont le garde du corps du commandant Euphrem. Ce dernier aurait survécu à l’attaque.

Cette attaque survient dans un contexte d’insécurité chronique dans le territoire de Fizi, marqué ces dernières semaines par une recrudescence des vols à main armée et des extorsions visant les civils.

La présence du général autoproclamé René Itongwa, signalée dans la zone depuis le lundi 5 mai, alimente les inquiétudes de la population. Son mouvement n’a pas encore revendiqué l’attaque.

Dans un communiqué publié ce mercredi, le Mouvement Citoyen Machozi ya Raiya, MCMR-RDC, a  condamné fermement cette attaque criminelle .

' Nous exprimons notre profonde compassion aux familles des victimes ', déclare Dunia Duni Amisi, défenseur des droits humains et signataire du communiqué. Le MCMR-RDC exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour identifier et traduire en justice les auteurs  et appelle les autorités à  renforcer urgemment les mesures de sécurité pour protéger la population civile.

Le territoire de Fizi, frontalier du Burundi et de la province du Tanganyika, reste l’un des épicentres de l’activisme armé au Sud-Kivu. La multiplication des groupes armés locaux et étrangers complique la tâche des FARDC et de la MONUSCO.

Nous continuons de suivre l’évolution de la situation. Les autorités militaires du secteur de Ngandja n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour une réaction.


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