Après les Babembe, les Banyindu s'insurgent contre leur exclusion du Forum des chefs coutumiers au Sud-Kivu
mardi 10 mars 2026
Par Byobe Malenga
Après les Babembe, les Banyindu s'insurgent contre leur exclusion aux assises des chefs coutumiers à Kinshasa, pourtant le soutien des Wazalendo à Fizi, Uvira et Mwenga dans l'est de la RDC est un pilier de la résistance locale.
Cette contestation des Banyindu intervient dans un climat de tension croissante. Elle fait suite aux réclamations de la communauté Bembe,nombreux sont des leaders combattants Wazalendo notamment le général William Amuri Yakutumba, ont vivement critiqué leur absence à ce grand rendez-vous national.
Pour les Babembe, cette mise à l'écart est perçue comme un mépris non seulement envers le pouvoir coutumier de Fizi, mais aussi envers tout un peuple qui continue de se sacrifier sur le front pour la défense de la patrie.
Une exclusion jugée illégitime
Dans une lettre ouverte adressée au Vice-Premier Ministre, le peuple Banyindu du Sud-Kivu a exprimé une indignation similaire. Ils dénoncent l'absence de la Chefferie de Lwindi au Forum national des affaires coutumières, rappelant que cette dernière est reconnue par les usages locaux comme la 'chefferie aînée' et la matrice de nombreuses lignées du Sud-Kivu, incluant les Bafuliru, les Bashi et les Bavira.
Le prix du sang et de l'engagement
Pour ces communautés de l'Est, cette exclusion par Kinshasa est d'autant plus douloureuse qu'elles sont en première ligne contre la balkanisation du pays.
Les Banyindu rappellent :
- Le sacrifice de leurs jeunes dans les rangs des forces d'autodéfense pour protéger le territoire.
- Les violences extrêmes subies, comme l'assassinat du Mwami François Mubeza III en 1998 et la disparition du chef Kawaza à Kamombo (Fizi) en 2017.
- Le rôle crucial des groupes Wazalendo dans les zones de Fizi, Uvira et Mwenga.
Un appel à la reconnaissance
Le Conseil des Sages et la Mutualité Banyindu (Lubunga Luhere) soulignent que le fait d'ignorer ces autorités coutumières affaiblit la paix et la régulation sociale dans la région. À l'instar des Babembe, ils exigent désormais un dialogue direct avec le gouvernement central pour corriger ce qu'ils considèrent comme une injustice historique et politique face à leur engagement patriotique.
