jeudi 29 janvier 2026 Fizi 05:33


Après Makobola, un autre hôpital pillé par des hommes armés à Swima-Fizi



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dimanche 4 janvier 2026  

Par HUSENI JAFARI

C'est une attaque choquante contre une structure sanitaire,dans la nuit du 3 au 4 janvier 2025, le centre hospitalier Abeka, situé à environ 5 km au sud du village de Swima, dans le groupement de Babungwe Nord (territoire de Fizi, secteur de Tanganyika), a été la cible d’une attaque violente menée par des hommes en uniforme, lourdement armés et non identifiés.

Cet établissement de santé, conventionné par la C.E.A.CO et intégré à la zone de santé de Nundu, a subi un pillage systématique. Selon la société civile locale, les assaillants ont forcé les portes du service de pédiatrie, semblant rechercher des infirmières, sans succès. Ils ont ensuite dérobé les biens des patients hospitalisés avant de s’enfuir en brousse, en direction des zones escarpées d’A’ÙBA et de Makyaka.

Une violation du droit humanitaire

« S’en prendre à un centre de santé constitue une atteinte inacceptable à la protection de l’enfance et viole clairement la résolution 1612 du Conseil de sécurité des Nations Unies », a dénoncé Prince Wilondja Ndambwe, président de la société civile, cellule Bakechi/Swima. Il rappelle que cette attaque constitue une grave violation du droit international humanitaire, qui protège les structures sanitaires même en temps de conflit.

La zone est pourtant officiellement sous contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des éléments de la résistance locale Wazalendo. Face à cette situation, la société civile exige des explications. « Nous appelons les autorités politico-administratives et militaires à diligenter une enquête urgente pour identifier ces malfrats et les traduire en justice », insiste Prince Wilondja.

Un climat sécuritaire en dégradation

Cette attaque survient dans un contexte de détérioration sécuritaire généralisée dans le territoire de Fizi. Le 30 décembre 2025, le village de Makobola avait déjà été le théâtre d’événements tout aussi dramatiques: pillages, vols de bétail, saccage de l’hôpital local et plusieurs cas de violences sexuelles contre des femmes.

Ces incidents à répétition traduisent une situation de non-droit alarmante, où ni les civils ni les infrastructures vitales ne sont épargnés. La société civile tire la sonnette d’alarme et appelle à des mesures urgentes pour restaurer la sécurité, la justice et la dignité humaine dans toute la région.


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