La vente illégale des parcelles inquiète la société civile de la ville de Baraka
jeudi 13 novembre 2025
Par Joseph Apolo
La ville de Baraka est le théâtre d’une vive controverse autour de la vente présumée illégale de parcelles publiques. Des voix s’élèvent au sein de la société civile pour dénoncer des pratiques opaques qui menacent la cohésion sociale et la gouvernance locale.
Selon plusieurs acteurs communautaires, des parcelles situées dans les quartiers Matata, Kalinga-Sud et Katanga auraient été cédées à des particuliers sans procédure légale ni consultation populaire. Ces opérations seraient orchestrées par des individus proches de certaines autorités locales, suscitant indignation et méfiance.
“Nous assistons à une privatisation sauvage du patrimoine public. Cela se fait dans le silence des institutions censées protéger les biens communs”, déclare Monsieur Albert Etunda Maisha, président de la société civile de Baraka.
La situation met en lumière les failles dans la gestion foncière locale, notamment l’absence de cadastre fonctionnel, le manque de mécanismes de contrôle, et la faible implication des communautés dans les décisions d’aménagement.
Des organisations locales appellent à :
- La suspension immédiate des ventes en cours ;
- La mise en place d’une commission d’enquête indépendante ;
- La publication des titres fonciers et des plans de lotissement.
Des réunions communautaires ont été initiées pour sensibiliser la population et documenter les cas de vente litigieuse. Des jeunes leaders et des mouvements citoyens envisagent de porter l’affaire devant les instances judiciaires.
“La terre est notre héritage. Nous ne pouvons pas laisser quelques individus la vendre sans rendre compte”, affirme une jeune militante de la commune de Katanga.
Rappelons que le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, a pris une ordonnance il y a quelques jours limitant les actions des gouverneurs de provinces et des conservateurs des titres immobiliers dans les zones sous occupation de la rébellion de l'AFC/M23 et dans les provinces en état de siège.
