La société civile d’Uvira maintient sa position sur le refus du Général Gasita et appelle à une manifestation
dimanche 7 septembre 2025
Par Hussein Jafari Fils
Réunis ce dimanche à l’appel de la Nouvelle Société Civile et du Conseil provincial de la jeunesse, des représentants de toutes les couches sociales d’Uvira ont réaffirmé leur exigence : le départ immédiat du général Olivier Gasita, dont la nomination, ordonnée par l'ordonnance présidentielle, suscite de vives contestations depuis une semaine.
Autour de la table figuraient des leaders communautaires, des jeunes, des sages, des mutualités et des représentants des Wazalendo. En revanche, aucun responsable gouvernemental n’a pris part aux discussions, à l’exception du commandant de ville, venu représenter les autorités.
Les intervenants ont rappelé les raisons de leur opposition au général Gasita, accusé de trahison lors des événements de Bunagana jusqu'à Kamanyola. Ils dénoncent également son implication présumée dans des crimes de guerre à Makobola, Kasika et Mutarule. « Gasita est cité dans le rapport Mapping comme acteur de la terreur dans notre communauté », a rappelé le notable Mzee Bwadja Mulogoto.
La population rejette par ailleurs toute lecture tribale de la crise. « Il n’y a pas de conflit intercommunautaire, c’est un problème de gouvernance et de justice », ont insisté les organisateurs.
Un moment fort est annoncé pour demain : une marche pacifique partira à 6h de Kavinvira en direction du bureau du maire pour y déposer un mémorandum.
« Si aucune réponse n’est donnée, un plan B sera mis en œuvre », préviennent les leaders.
La sécurité de la marche sera assurée par les Wazalendo en coordination avec les FARDC. Le général Makanaki, très applaudi, a promis de continuer à sensibiliser la population sur les enjeux de cette mobilisation.
Malgré la volonté de retour progressif à la normale, la ville reste paralysée par des journées de ville morte. La communauté attend désormais un signal clair des autorités. La journée de demain pourrait être décisive.
