Le feuilleton Francine Wabi et Kazembe au sein de l’Union sacrée de la nation Haut-Katanga
jeudi 4 septembre 2025
Par Moïse Kashala
Une vive polémique secoue la province du Haut-Katanga après des menaces attribuées au Vice-Gouverneur et Gouverneur a.i., Martin Kazembe, à l’endroit de Madame Francine Wabi Katempa, Chef de bureau à la DPRI. Selon plusieurs sources, l’autorité provinciale aurait manifesté son intention de l’écarter de ses fonctions, au seul motif qu’elle avait répondu à l’invitation du Congrès de l’Union sacrée de la Nation (USN) tenu récemment à Kinshasa.
Femme engagée et figure politique respectée, Francine Wabi Katempa n’est pas une inconnue sur l’échiquier politique du Haut-Katanga. Présidente interfédérale du parti AREP et membre influente de l’USN, elle s’est illustrée en 2023 lors de la campagne pour la réélection du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’elle avait menée avec détermination aux côtés de l’ancien Gouverneur Jacques Kyabula Katwe.
Cette situation suscite de vives interrogations dans l’opinion publique : pourquoi s’acharner sur une femme politique pour son engagement en faveur du Président de la République ? Est-ce une tentative de marginalisation des femmes dans les institutions publiques ?
Des voix s’élèvent déjà pour dénoncer ce qu’elles qualifient d’« atteinte grave » à l’unité de l’Union sacrée dans le Haut-Katanga. Plusieurs militantes estiment qu’une telle attitude fragilise non seulement la cohésion au sein de la famille présidentielle, mais constitue aussi une forme d’humiliation et de discrimination à l’égard des femmes engagées en politique.
Certains observateurs vont plus loin et pointent du doigt une volonté de museler tous ceux qui affichent leur proximité avec Jacques Kyabula, considéré comme un allié fidèle du Chef de l’État. Une telle démarche, préviennent-ils, pourrait provoquer un mouvement de contestation et de solidarité des femmes politiques et agents de l’État du Haut-Katanga.
Dans un contexte où le Président Félix Tshisekedi prône l’inclusivité et la promotion du leadership féminin, l’affaire Francine Wabi Katempa apparaît comme un test majeur pour la gouvernance locale et la crédibilité des institutions provinciales.
