Les voix s’élèvent et réclament justice en marge des commémorations du GENOCOST en RDC
vendredi 1 août 2025
Par Moïse Kashala
En ce 2 août, la République Démocratique du Congo commémore le GENOCOST, ce génocide congolais perpétré dans l’ombre, motivé par des intérêts économiques et miniers, et ignoré trop longtemps par la communauté internationale. En marge de la journée commémorative pour rendre hommage aux victimes, plusieurs voix se sont levées partout en RDC pour réclamer justice réparation.
Au Haut-Katanga, C’est une journée de mémoire, mais aussi d’appel à l’action. Maître Gisèle NGUNGUA SANGUA, avocate au barreau du Haut-Katanga et à la Cour Pénale Internationale (CPI), renouvelle son appel à la mobilisation citoyenne. Elle fut la première femme avocate congolaise à dénoncer publiquement le GENOCOST dès 2012, en Normandie (France), devant un parterre d’ONG internationales.
« Nous portons la mémoire, nous exigeons la justice ! », déclare-t-elle avec détermination.
Au Sud-Kivu, la Fondation Mwalo ASBL a, dans sa traditionnelle pratique, mobilisé les communautes autour de la stèle de Makobola où reposent plus de 700 corps victimes de la barbarie. Rappelons que Makobola se situe au sud de la province du Sud-Kivu, dans le Territoire de Fizi. Ce village fut le théâtre des massacres orchestrés par les présumés militaires de la rébellion RCD-Goma en 1997.
Cette commémoration est un moment de recueillement pour les victimes, mais aussi un cri de ralliement pour la justice. Il est temps que le monde entende et reconnaisse les atrocités subies par le peuple congolais, que les auteurs soient jugés, et que les survivants soient réhabilités avec dignité.
Souvenons-nous. Levons-nous. Luttons pour la mémoire, la justice et la dignité.
