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Une proposition explosive à Doha,le M23 rêve d’un Congo Oriental et Congo occidentale



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mercredi 16 juillet 2025  

Philippe Undji Yangya, analyse politique et spécialiste en matière démographique alerte sur un projet dangereux de M23 à Doha. Selon lui, les notions de « Congo oriental » et « Congo occidental », si elles venaient à être authentifiées, ne seraient pas de simples désignations géographiques ou administratives.

Ce sont des concepts explosifs, porteurs d’un poison politique. Des idées toxiques, élaborées dans les coulisses obscures de la balkanisation, qui viennent heurter la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour préserver l’unité du pays : Lumumba, Kabila, Mobutu, Tshisekedi.

Ce projet, dissimulé derrière des termes séduisants comme « fédéralisme adapté » ou « réforme territoriale », n’est en réalité qu’un stratagème de fragmentation. Il va à l’encontre de l’esprit et de la lettre de notre Constitution. Il insulte la mémoire collective. Et il met le pouvoir de Kinshasa face à un défi historique qu’il ne peut se permettre de manquer.

Lumumba, encore trahi ?

Le 30 juin 1960, Patrice Lumumba appelait à une indépendance véritable, fondée sur un État unitaire, robuste et décolonisé dans ses structures comme dans ses mentalités. Il savait que le fédéralisme était une arme utilisée par les colonisateurs belges pour affaiblir la jeune République. Il a été éliminé parce qu’il refusait cette division. Le Katanga, flirtant avec la sécession, a rapidement été ramené à la raison par la mobilisation patriotique d’un peuple refusant de se laisser disperser. Aujourd’hui, ressusciter cette vieille stratégie sous un nouveau nom serait une trahison grave de son héritage.

Kabila, le stratège lucide

Depuis les montagnes de Fizi, Laurent-Désiré Kabila portait une vision claire : « Ne jamais trahir le Congo. » Il a accédé au pouvoir pour redonner à la nation sa grandeur, pas pour la dissoudre. Lorsqu’il a compris les véritables intentions de certains complices, il a préféré l’isolement à la compromission. Son combat, lui aussi, a été brutalement interrompu. Une autre forme de trahison.

Mobutu, le nationaliste jusqu’au bout

Il est facile de critiquer Mobutu, mais il demeure difficile de lui enlever une chose : l’amour du Congo, un et indivisible. Même dans ses dérives autoritaires, il a su résister aux pressions des puissances impérialistes qui souhaitaient morceler le pays. Il proclamait haut et fort qu’il ferait alliance avec n’importe qui — même le diable — pour préserver l’unité nationale. Ce message résonne aujourd’hui avec une acuité douloureuse, alors que certains ferment les yeux ou applaudissent à la partition rampante.

Étienne Tshisekedi, l’opposant fédérateur

Étienne Tshisekedi n’a jamais accepté que le Congo soit divisé selon des lignes ethniques ou régionales. À Sun City, il a joué un rôle déterminant pour empêcher un accord qui aurait exclu certains groupes. Il comprenait que la paix ne pouvait s’établir sur la désintégration. Il a toujours placé l’unité du peuple au-dessus de tout.

L’accord de Washington : un espoir fragile

Signé le 27 juin 2027, l’accord de Washington constitue une étape diplomatique cruciale. Il reconnaît, enfin, au niveau international, le droit de la RDC à disposer de ses richesses, jusque-là siphonnées par des réseaux clandestins et des acteurs étrangers. Sur le plan sécuritaire, il ouvre un espace de dialogue entre les parties en conflit, pour l’unité et la paix. Mais il faut rester vigilant : cet accord ne doit pas servir de prétexte à l’introduction d’un système politique parallèle, contraire à notre Constitution.

Un devoir moral et une vigilance collective

L’histoire ne pardonnera pas à ceux qui, dans l’ombre, laisseraient passer ce projet de fragmentation sans réagir. Le Congo n’est pas un laboratoire d’expérimentations géopolitiques ni un terrain de jeu pour ambitions personnelles. Notre pays ne doit pas se réduire à une juxtaposition d’aires d’influence ou de « sous-États » rivaux.

Le peuple congolais a toujours su répondre présent lorsque son unité était menacée. Il le fera encore. Mais il a besoin d’élites courageuses, lucides et déterminées.

Le dialogue reste une force, mais il ne doit respecter que trois principes fondamentaux :

L’unité nationale

L’intégrité territoriale

La souveraineté populaire

Une seule volonté : un Congo uni, fort et indivisible

Nous n’avons pas hérité du Congo pour le détruire. Ce pays nous a été confié comme un trésor sacré, à préserver, à faire prospérer, et à transmettre, intact, aux générations futures.

Face à ces idées fallacieuses de « Congo oriental » et « Congo occidental », la seule réponse possible est claire : non à la division,trahison. Mais, Oui à l’unité.

 


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