La SOCICO-RDC en ville de Baraka dénonce les mariages précoces des jeunes filles par les détenteurs d'armes en Territoire de Fizi
mercredi 14 mai 2025
La société civile des compatriotes congolais, SOCICO-RDC en ville de Baraka et Territoire de Fizi se dit être très préoccupée par la reccurence des cas des mariages précoces des jeunes filles de moins de 18 ans pendant cette période de guerre d'agression rwandaise via ses supplétifs de l'AFC/M23. Elle constate que beaucoup de jeunes filles en âge scolaire sont abandonnées par leurs familles et n'ayant pas d'autres choix, celles-ci s'adonnent aux hommes en armes par peur de mourir ou d'être victimes d'une violence sexuelle collective, mais aussi pour des raisons de l'entourage familial et de la crise économique qui bat son plein dans la zone. Précisons que la ville de Baraka et le Territoire de Fizi sont parmi les entités territoriales où pillulent actuellement plusieurs armes incontrôlées après la débacle des FARDC à Goma et Bukavu par les rebelles de l'AFC/M23. Il y est difficile de distinguer qui est FARDC et qui ne l'est pas, qui est Mzalendo et qui ne l'est pas, qui est policier et qui ne l'est pas, qui est bandit et qui ne l'est pas, car tout le monde détient une arme avec laquelle il circule librement. Ce sont ces hommes armés qui font la loi au détriment des services étatiques de sécurité.
D'après les résultats des enquêtes secrètes menées par cette structure citoyenne pendant 3 mois, soit de mi-février à mi-mai, un grand nombre des jeunes filles à l'âge scolaire ont été violées et d'autres mariées précipitamment par des détenteurs d'armes à feu sans distinction dont le nombre estimatif varie entre 135 et 255 selon le milieu. Ce phénomène s'observe aussi bien dans la partie des hauts plateaux de Fizi (Minembwe, Aléngé, Lokeci, Ekalakala, Etùmba, Aele, ...) que dans les moyens plateaux (Ananda, Mkela, Echùla, A'amba, N'Ehele, Lùsùkù, Lùmanya, 'wa Mlema, ...), sans épargner la partie littorale du Territoire de Fizi et la ville de Baraka.
Au regard des chiffres très alarmants issus de ce monitoring de la SOCICO-RDC dans un temps record, son Président dans la ville de Baraka et dans le Territoire de Fizi, Monsieur Abbé Tchakubuta alias Djodjo Ngonda, dénonce des actes de violence sexuelles et plaide pour une implication globale en vue d'une solution.
Au regard des chiffres très alarmants issus de ce monitoring de la SOCICO-RDC dans un temps record, son Président dans la ville de Baraka et dans le Territoire de Fizi, Monsieur Abbé Tchakubuta alias Djodjo Ngonda, dénonce des actes de violence sexuelles et plaide pour une implication globale en vue d'une solution.
'Au vu du grand nombre de jeunes filles à l'âge scolaire de moins de 18 ans violées et mariées précocement compte tenu de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans la ville de Baraka et le Territoire de Fizi, je sollicite l'implication directe des leaders communautaires, politiques et des acteurs humanitaires du cluster protection en général et ceux de la protection de l'enfance en particulier, afin de conjuguer ensemble des efforts nécessaires pour que ces pratiques illégales cessent et que la jeune fille soit remise au centre de son développement', a déclaré le Président de la SOCICO-RDC en ville de Baraka, Monsieur Abbé Kakozi Tchakubuta alias Djodjo Ngonda, à la rédaction de la RNA-NEWS.
La SOCICO-RDC en ville de Baraka dit s'inscrire dans la logique de continuer son combat pour la lutte contre les violences sexuelles et d'autres formes de discrimination faites aux jeunes filles à l'âge scolaire de moins de 18 ans dans le Territoire de Fizi et dans la ville de Baraka. Elle invite tout de même les détenteurs d'armes à feu, sans aucune distinction, à cesser toutes violences sexuelles et à dire ensemble avec elle: NON, NON, NON aux mariages précoces et violences sexuelles faites aux jeunes filles à l'âge scolaire dont leur place est à l'école.
Par Joseph Apolo Msambya
