vendredi 23 octobre 2026 Fizi 14:17


Mwenga : la liberté de la presse menacée, plusieurs journalistes victimes d'arrestations et de mauvais traitements



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vendredi 9 octobre 2026  

Par Jonathan Mukandama

La situation de la liberté de la presse dans le territoire de Mwenga suscite de vives inquiétudes. Depuis le début du mois de juillet, plusieurs cas présumés d'atteintes aux droits des journalistes ont été signalés dans différentes localités du territoire, faisant craindre une détérioration du climat sécuritaire pour les professionnels des médias.

Le premier cas documenté remonte à Lugushwa-Mapale, où le journaliste Jonathan Mukandama, correspondant de la radio Ngoma ya Amani de Fizi-Baraka, a été détenu pendant plus de douze jours dans un cachot de la TD. Selon plusieurs sources locales, il aurait été accusé d'appartenir au mouvement rebelle du M23 en raison de la détention d'une carte de service de la Radio Télévision Ngoma ya Kivu (RTNK) de Bukavu, où il exerce également comme correspondant. Aucune preuve formelle n'aurait cependant été présentée pour étayer ces accusations.

Un autre incident a été rapporté aux alentours de Kasika. Un journaliste dont l'identité n'a pas été révélée aurait été interpellé puis violemment battu avant d'être relâché. Selon les témoignages recueillis sur place, les auteurs présumés de ces actes seraient des éléments se réclamant des groupes Wazalendo.

Le cas le plus récent concerne le président de la section territoriale de l'Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) à Mwenga. Ce dernier a dénoncé son arrestation ainsi que les traitements inhumains qu'il affirme avoir subis de la part d'hommes armés l'ayant accusé, sans preuves, d'entretenir des liens avec le M23. Dans une correspondance adressée à un reporter local basé à Kaboge, le journaliste a confirmé avoir été emprisonné puis torturé avant d'être finalement libéré.

Par ailleurs, la Radio Communautaire de Mwenga (RCM) aurait également été victime d'actes de pillage. Des informations locales indiquent qu'un suspect aurait été appréhendé par les services de renseignement dans le cadre des enquêtes ouvertes sur cette affaire.

Face à la multiplication de ces incidents, les acteurs des médias expriment leur profonde préoccupation quant à la sécurité des journalistes dans le territoire de Mwenga. Ils dénoncent notamment les arrestations arbitraires, les actes de torture et les extorsions dont plusieurs professionnels des médias auraient été victimes, souvent sous le regard impuissant des autorités locales.

Le bilan provisoire fait état de plusieurs journalistes arrêtés, détenus ou maltraités avant d'être relâchés, parfois après le paiement d'amendes informelles. Les organisations de défense de la liberté de la presse sont appelées à suivre de près l'évolution de cette situation, tandis que les autorités compétentes sont invitées à prendre les mesures nécessaires pour garantir la protection des journalistes et le respect de la liberté d'informer dans le territoire de Mwenga.


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