vendredi 11 septembre 2026 Fizi 18:40


Uvira : libération des six acteurs de la société civile de Baraka après 14 jours de détention illégale



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jeudi 27 août 2026  

Par Joseph Apolo

Après quatorze jours de détention jugée irrégulière à la prison centrale de Mulunge en ville d'Uvira, les six acteurs de la société civile de Baraka ont finalement recouvré leur liberté dans l'après-midi de ce jeudi 27 août. Leur arrestation, intervenue le 14 août dernier, avait suscité une vague d’indignation et de mobilisation citoyenne dans la cité de Baraka et au-delà.

Durant deux semaines, ces défenseurs des droits humains avaient été maintenus en détention sans ordonnance du juge de paix, en violation de l’article 27 du code de procédure pénale. Leur incarcération avait été dénoncée par le Cabinet Maître Bwanga et Associés, qui avait saisi la Procureure près le Tribunal de Grande instance d'Uvira pour alerter sur « l’illégalité de leur détention et la violation flagrante de leurs droits fondamentaux ».

Les inculpés étaient accusés d’« incitation à la désobéissance citoyenne », de « rébellion » et de « destruction méchante du bureau de la DPMER/Baraka ».

Toutefois, plusieurs observateurs avaient rappelé que les véritables auteurs de ces actes avaient déjà été identifiés et arrêtés fin juillet, renforçant l’idée d’une poursuite arbitraire contre les leaders de la société civile.

La libération de ces acteurs constitue un soulagement pour la population de Baraka, qui avait observé trois journées « ville morte » pour exiger leur remise en liberté. Elle marque aussi une victoire pour la société civile locale, déterminée à défendre la liberté d’opinion et le contrôle citoyen, droits constitutionnellement garantis.

Pour de nombreux analystes, cette affaire illustre les tensions persistantes entre les autorités provinciales et les forces vives, dans un contexte marqué par les revendications sur la redevabilité et la gestion des ressources publiques. La libération des six acteurs pourrait ouvrir la voie à un apaisement, à condition que le dialogue promis par le gouvernement provincial se concrétise.

Précisons que leur libération est intervenue après l'implication de plusieurs défenseurs des droits humains de tous bords, notamment les acteurs de la société civile forces vives des Bureaux de coordination provinciale et d'Uvira qui n'ont ménagé des efforts pour garantir à leurs collègues un suivi de proximité des conditions de détention, les autres acteurs de la société civile restés sur place à Baraka avec une pression maintenue grâce aux actions citoyennes et bien d'autres lobbys, sans oublier l'intervention directe du Gouverneur de province du sud-Kivu, le Professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki qui a dépêché son ministre de justice et le député provincial Mateso Abùngùlù alias Maison Escale, prenant en charge même les frais de 3000$ de caution exigés par les services pénitentiaires. 


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