vendredi 11 septembre 2026 Fizi 18:38


Uvira : le Conseil assistant les acteurs de la société civile de Baraka dénonce leur détention illégale



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mercredi 26 août 2026  

Par Joseph Apolo

Le Cabinet Maître Bwanga et Associés, par la plume de Maître François Igilima, a saisi madame le Procureur près le Tribunal de Grande Instance d'Uvira pour dénoncer la détention jugée irrégulière de plusieurs acteurs de la société civile de Baraka, incarcérés depuis le 14 août 2026 à la prison centrale de Mulunge.

Dans sa correspondance, le cabinet souligne que ces défenseurs des droits humains ont été arrêtés « par un mandat d’amener sans aucun PV d’audition, transférés à Uvira manu militari et dans des conditions ignobles ayant intentionnellement causé de grandes souffrances et atteintes graves à leur intégrité physique et sanitaire.»

Les inculpés sont poursuivis pour « incitation à la désobéissance citoyenne », « rébellion » et « destruction méchante du bureau de la DPMER/Baraka ». Pourtant, rappelle le cabinet, les véritables auteurs de ces actes avaient déjà été identifiés et arrêtés dès le 31 juillet 2026, conformément au principe de responsabilité individuelle.

Au-delà des accusations, le Cabinet Maître Bwanga insiste sur le rôle citoyen de ces acteurs, qui avaient interpellé le gouvernement provincial sur la gestion des péages routiers, l’achat de plaques d’immatriculation temporaires et la redevabilité des fonds collectés en février 2025 lors du bouclage des engins roulants à Fizi-Baraka, dont l’affectation demeure inconnue.

La lettre rappelle que leur détention, sans ordonnance du juge de paix comme l’exige l’article 27 du code de procédure pénale, constitue une violation manifeste de la présomption d’innocence et des droits fondamentaux.

« Ces acteurs sont uniquement poursuivis pour leur liberté d’opinion et le contrôle citoyen, pourtant constitutionnellement garantis », écrit Maître Igilima.

Le cabinet appelle le parquet à appliquer l’article 33 du code de procédure pénale et à libérer immédiatement les détenus, afin de restaurer la confiance dans l’appareil judiciaire et de démontrer l’indépendance de la justice congolaise.


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