jeudi 20 août 2026 Fizi 13:40


Baraka : troisième journée « ville morte » avant un relâchement timide



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mercredi 19 août 2026  

Par Joseph Apolo

La ville de Baraka a vécu ce mercredi 19 août sa troisième et dernière journée de « ville morte », une action citoyenne initiée par la société civile forces vives pour exiger la libération de six de ses membres arrêtés le 14 août dernier en Commune de Katanga.

Comme lors des deux précédentes journées, les habitants ont respecté scrupuleusement le mot d’ordre : boutiques, marchés, écoles et transports sont restés fermés, plongeant la ville dans une atmosphère inhabituelle de silence et de paralysie. Cette mobilisation disciplinée a démontré une fois de plus la capacité de la population à se rallier autour des revendications de ses leaders, malgré les appels répétés de la Mairie à reprendre les activités.

Toutefois, à partir de quinze heures, un relâchement progressif a commencé à s’observer. Quelques commerces ont timidement rouvert leurs portes, la circulation a repris de manière sporadique et certains habitants ont tenté de reprendre leurs activités quotidiennes. Ce retour timide à la normale s’explique par le fait que la société civile avait annoncé que cette troisième journée marquerait la fin de la séquence de mobilisation.

Néanmoins, la détermination des habitants reste intacte : beaucoup affirment qu’ils sont prêts à relancer d’autres actions citoyennes si les autorités provinciales ne donnent pas rapidement des clarifications sur la situation des six acteurs arrêtés, considérés comme injustement détenus.

Cette série de trois journées « ville morte » a mis en évidence la fracture croissante entre les autorités locales et la société civile. Les habitants dénoncent non seulement les arrestations arbitraires, mais aussi le manque de redevabilité des responsables provinciaux dans la gestion des affaires publiques, notamment autour du bouclage fiscal.

Pour les observateurs, cette mobilisation pourrait être le prélude à une contestation plus large si les revendications ne trouvent pas de réponses rapides et concrètes. La société civile, de son côté, promet de maintenir la pression par des actions pacifiques, convaincue que seule une mobilisation citoyenne forte peut contraindre les autorités à respecter les droits et libertés fondamentales.

Ainsi, même si la vie reprend timidement son cours à Baraka après trois jours de paralysie, l’incertitude demeure. La population attend des gestes clairs des autorités, faute de quoi elle se dit prête à revenir dans la rue pour défendre ses leaders et rappeler son exigence de justice et de transparence.


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