La deuxième journée de “ville morte” à Baraka se déroule dans la même atmosphère de paralysie que la première
mardi 18 août 2026
Par Joseph Apolo
La deuxième journée de “ville morte” à Baraka s’est déroulée dans la même atmosphère que la première, marquée par une paralysie totale des activités économiques et sociales. Les habitants, en solidarité avec les six leaders de la société civile arrêtés, ont maintenu leur mobilisation en désertant les rues et en fermant boutiques, marchés et moyens de transport. Seules les pharmacies et structures sanitaires sont restées ouvertes, garantissant un minimum de services essentiels. Malgré les tentatives de la mairie de dissuader la population, la désobéissance civile a été largement suivie, donnant à la ville un visage calme et silencieux. Plusieurs habitants affirment que la libération de leurs représentants demeure une exigence non négociable.
“Nous irons jusqu’au bout, même si cela doit durer des semaines, tant que nos leaders ne sont pas relâchés”, confie un commerçant rencontré devant sa boutique fermée au marché AEBAZ.
Une mère de famille, Mwashite Lùùbe, trouvée au quartier Mshimbakye II ajoute : “Nous ne pouvons pas reprendre nos activités comme si de rien n’était, alors que ceux qui nous défendent sont injustement emprisonnés.”
Ces témoignages traduisent la détermination de la population, qui dénonce l’injustice de ces arrestations tout en rappelant les promesses non tenues des autorités concernant les routes, l’éclairage public, la rétrocession de fonds et le projet de micro-barrage de Malekya.
Cette deuxième journée confirme la fracture croissante entre les autorités provinciales et la société civile, et laisse craindre un durcissement de la contestation si les revendications ne trouvent pas de réponse rapide.
