dimanche 20 septembre 2026 Fizi 15:59


Baraka paralysée par une première journée «ville morte» appelée par la société civile



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lundi 17 août 2026  

Par Joseph Apolo

La ville de Baraka s'est reveillée ce lundi 17 août sous une paralysie totale de ses activités, marquant la première des trois journées «ville morte» décrétées par la société civile forces vives. Boutiques, marchés, commerces et moyens de transport sont restés fermés, donnant à la ville un visage inhabituellement calme. Seules les pharmacies et structures sanitaires ont continué à fonctionner, garantissant un minimum de services essentiels.

Cette mobilisation fait suite à l’arrestation jugée arbitraire de six acteurs de la société civile le 14 août dernier, parmi lesquels le Président de la société civile forces vices et le Vice-président de la Fédération des Entreprises du Congo. Ces leaders avaient exigé la redevabilité des autorités provinciales avant toute opération de bouclage visant à imposer le paiement forcé des taxes aux opérateurs économiques de la ville. Cette redevabilité exigeait des autorités le pavage de Six kilomètres de routes, l'octroi et l'installation de 1000 lampadaires, les 30.000$US dus à la ville comme retrocession provinciale et la construction du micro-barrage de Malekya comme promis par l'autorité provinciale. De toutes ces promesses, aucune d'elle n'a connu même un début de réalisation. Leur interpellation a suscité une vague d’indignation et renforcé la détermination des habitants à exprimer leur désaccord.

Malgré les tentatives de la Mairie de dissuader la population à la veille de cette action, l’appel à la ville morte et à la désobéissance civile a été largement suivi. Les rues désertes et les portes closes témoignent de la force de la mobilisation.

« Nous ne pouvons pas rester silencieux face à l’injustice. La libération de nos camarades est une exigence non négociable », a déclaré un membre de la société civile forces vives contacté sur place.

«Je viens de faire le tour de la ville depuis tôt ce matin, tout est au calme à Baraka, chacun est resté chez lui à la demande de la société civile. Nous soutenons nos leaders et reclamons leur libération, voilà pourquoi nous sommes restés terrés à la maison », a déclaré Patrick Aôci, habitant du Quartier Majengo II sur le micro balladeur de la RNA-News trouvé dans les rues.

Cette journée illustre la fracture croissante entre les autorités provinciales et les acteurs citoyens, dans un contexte déjà marqué par les contestations contre le bouclage fiscal. Les observateurs craignent une escalade si les revendications ne trouvent pas de réponses rapides.


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